Le
fil de la vie
A
la famille Bucau agrandie
A
Vincent en particulier
Aux deux extrémités du fil, la vie est fragile.
Les blouses blanches ne sont jamais loin.
A un bout, Lenny André.
Le nouveau né découvre
sa première lueur.
Il est la promesse en
l'avenir,
l'incarnation de
l'espoir.
A l'autre bout, Henry André,
que le crépuscule submerge.
Il témoigne du temps qui file
et s'apprête à graver le marbre.
On
a de la peine autour d'Henry.
La souffrance s'immisce en nous,
tel un vent glacial
elle nous pique le cœur.
Soudain la venue de Lenny
nous recouvre d'une vague
de chaleur
et le bonheur ne semble
plus impossible.
Magnifique et terrifiant,
l'orage nous habite.
À chaque extrémité du fil sa polarité.
Merci Lenny
Devant Lenny
s'étend
le champ des
possibles
sur lequel Henry a
laissé
un terreau
fertile.
Qui a connu
Henry ne doute
du riche
héritage transmis.
Il aidera
Lenny
à le faire
fructifier.
Henry peut savourer
paisiblement
la satisfaction
du devoir accompli.
Lenny, lui,
devra affronter
l'angoisse d'échouer.
Merci
Henry
Il est bien périlleux d'affirmer
si une extrémité du fil
est plus confortable.
Aux noms d’André
Raccorder les extrémités du fil
en constituer une boucle harmonieuse.